L’état civil est la situation de la personne dans la famille et la société, résultat d’une procédure écrite d’identification administrative. L’état civil désigne ainsi également le service public chargé de dresser les actes constatant ces faits, notamment les actes de naissance, de mariage et de décès. Une Commission internationale de l’état civil a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour coordonner les méthodes gouvernementales.

France

Les précurseurs des registres d’état civil sont les registres paroissiaux, dans lesquels les représentants de l’Église notent les baptêmes, mariages et sépultures concernant leur paroisse. Parmi les plus anciens registres retrouvés en France, on peut citer celui de Givry, en Saône-et-Loire, qui débute à l’année 1303, bien qu’il serve aussi de livre de compte.

L’intérêt de ces registres pour la bonne administration du royaume, amena François Ier à édicter l’ordonnance de Villers-Cotterêts pour rendre obligatoire la tenue des registres pour les baptêmes et sépultures puis plus tard pour les mariages. Les actes étaient rédigés et conservés par les autorités religieuses, principalement l’Église catholique romaine, sous forme de registres des baptêmes, des mariages et des sépultures. On les appelait les registres paroissiaux. Bien plus tard, à partir de la Révolution, furent créés les registres d’état civil tenus, en parallèles des registres paroissiaux, par les officiers d’état civil dans les mairies depuis 1792.

À Paris, les registres paroissiaux et d’état civil antérieurs à 1860 ont malheureusement été détruits lors de l’incendie du 23 et 24 mai 1871 pendant la Commune de Paris.